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09/11/2016

Georges Jordy

 Georges Jordy

 

Georges Jordy, né en 1894 d'un père boulanger, a travaillé toute sa vie en tant qu'agent SNCF dans différentes gares de la région. La retraite venue, il s'installe dans le petit village de Moux, dans l'Aude, d'où est originaire sa famille. Il achète une maison à Jean Lebrau ( 1891-1983) tout près de celle où le poète est né, et peut enfin donner libre cours à ses pulsions créatrices. Il peignait déjà depuis quelque temps sur papier, essentiellement des paysages de la région, des natures mortes, ou des animaux surtout des chiens et des cerfs, bien qu'il détestait la chasse au dire de son fils. Ce n'est qu'après la retraite, à 58 ans, que Georges Jordy se passionne pour la sculpture. Il n'arrêtera plus alors de tailler le bois jusqu'à son décés en 1974.

C'est dans une toute petite pièce, dans la remise qui donne accès à la maison, que Georges travaillait. Son fils Gérard, âgé aujourd'hui de 80 ans, a laissé l'atelier paternel tel qu'il était. Quarante deux après, rien n'a bougé. Seule la poussière a envahi les étagères et a recouvert de son voile la centaine de sculptures et de peintures, ainsi que les outils et les archives dont il s'inspirait.

Les sculptures de Georges Jordy se déclinent en séries, la plus importante étant celle des têtes. Des têtes pas très grandes, 7 ou 8 cm pour les plus petites 15 à 20 pour les autres. Très réalistes pour la plupart, on croit reconnaitre parfois des hommes politiques ou des célébrités de l'époque. Sous le socle de plusieurs, le nom de De Gaulle est mentionné. Un dessin du Général est d'ailleurs punaisé sur la porte d'entrée de l'atelier. Des visages, d'aspect plus populaires sont peut-être des portraits de voisins ou d'habitants du village. Certaines sont colorisées comme pour les rendre plus réalistes, plus vivantes. D'autres ont un caractère plus exotique. On trouve aussi, quelques vierges à l'enfant et des Christ en croix qui côtoient deux femmes nues en pied, les bras le long du corps. Un homme moustachu et nu, les mains croisées sur le sexe et vêtu d'une simple cape couverte de broderies en bas-relief. Deux petites représentions sur socle du squelette décharné (copie du Transi de Ligier Richier) qui orne le tombeau d'Henry Bataille (1872-1922), l'autre grand poète enterré à Moux. Toute une série de chiens dans différentes positions et des oiseaux faits de pommes de pins, de bois sculpté et de fil de fer ainsi que des objets, chaises, brouettes, bois découpés, etc... complètent l'inventaire non exhaustif, loin s'en faut, des oeuvres de Georges Jordy.

 

 

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Portrait de Georges Jordy

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L'entrée de l'atelier avec le Général punaisé

 

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D'un côté des étagères prêtes à s'écrouler, remplies de peintures et de quelques sculptures,

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De l'autre, un vaisselier et des étagères débordants de sculptures

 

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La maquette d'une partie de la Cité de Carcassonne.