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26/06/2014

Yarn bombing à Sigean

 

 

Yarn bombing à Sigean

 

Le Yarn bombing investit la rue en utilisant et en recouvrant le mobilier urbain de tricot : bancs, escaliers, ponts, mais aussi des éléments de paysage naturel comme les troncs d'arbre, ainsi que les sculptures dans les places ou les jardins.

L'un des objectifs est d'habiller les lieux publics en les rendant moins impersonnels, en les humanisant et en suscitant la réaction des passants.

Le Yarn bombing est une forme d'art urbain ou de graffiti, qui utilise le tricot ou les fils colorés comme moyen d'expression et qui est apparu aux Etats-Unis en 2005.

Les tricoteuses de l'association "Voyages loisirs pour tous" à Sigean, très au fait des dernières tendances en matière d'art urbain, n'ont pas hésité à mettre la main à la pelote pour organiser le premier Yarn bombing local, si ce n'est régional. Elles ont réalisé des mètres et des mètres de tricot multicolore, dont elles ont habillé la plus part des arbres du jardin public sigeanais.

Une belle performance visible du 20 au 29 juin 2014.

 

 

 

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09/06/2014

Deux sculptures d'Antoine Puéo

 

 Deux sculptures d'Antoine Puéo que sa petite-fille conserve précieusement dans son jardin.

La tête aux cheveux frisés et à la moustache a été collée ultérieurement sur une autre sculpture qui semble inachevée.

Antoine Puéo, réalisait ses sculptures en face chez lui, à l'emplacement actuel d'une pizzéria. Il y avait là, un espace laissé libre par la démolition d'une maison, qui lui servait d'atelier en plein air. C'est là que Tounet, stockait ses matériaux de construction et sculptait ses pierres avant de les coller sur la façade de sa maison.

Cet espace ouvert permet de comprendre que certaines photographies anciennes de la Maison Fleurie aient pu être réalisées de face avec un certain recul; recul que l'étroitesse actuelle de la rue ne permet plus.

 

 

 

 

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04/06/2014

La Maison Fleurie en sursis

 

La Maison Fleurie en sursis

 

Elle devait être démolie fin 2013 pour cause de rénovation et réhabilitation du centre ville de Lézignan Corbières. La découverte sur le chantier de quelques vestiges archéologiques, a retardé sa fin inéluctable. Même si elle n'est plus fleurie depuis longtemps, si ses stucs et rocailles se dégradent à vue d'oeil et si les 3 têtes sculptées qui ornaient le linteau de sa porte ont récemment été volées , on regrettera beaucoup sa disparition.

Les articles de la presse locale de l'époque, témoignent de l'intérêt et de la curiosité qu'elle suscitait bien au-delà du département. Elle a fait l'objet de cartes postales et on pouvait lire dans les journaux, à la fin des années 60 : "Quelle est la curiosité de la capitale des corbières qui, à longueur d'année,....., est la plus mitraillée par les appareils photographiques et caméras des vacanciers ? On peut, sans la moindre hésitation, répondre : c'est la "Maison Fleurie" ! "....

Et dans un autre article : "Cette maison attire de nombreux vacanciers de passage, de nombreux curieux et nous ne sommes pas surpris de voir des Belges, des Hollandais, des Anglais et... bien d'autres, admirer cette merveille où s'allie le chaos à la simplicité et le baroque à l'art naïf."

Au niveau régional aussi on a parlé d'elle. En 1975, Jean Delmas écrivait dans la revue "Connaissance du pays d'Oc" : "Lézignan a son Facteur Cheval et son Isidore Picassiette : c'est Antoine Puéo.........qui a transformé la façade de sa maison en une sorte de monument baroque, véritable chef-d'oeuvre de l'art brut. La maison fleurie avec ses incrustations métalliques, minérales, végétales, avec ses collages de poupées et d'objets divers est un manifeste tangible de l'art populaire et spontané." Et dans les années 80, c'est Yves Rouquette qui parlait de la Maison Fleurie avec un article intitulé "Les bâtisseurs de l'imaginaire" dans le n°2 des "Cahiers de l'office".

La Maison Fleurie a longtemps été la fierté de la ville, le monument insolite, l'oeuvre singulière, que l'on venait, même de loin, voir et photographier. Avec une prise de conscience de la chose et un peu de volonté municipale, on aurait peut-être pu la conserver et l'intégrer dans le nouvel aménagement du quartier. On aurait pu en faire un office du tourisme original ou un petit musée, l'espace à l'intérieur le permettait. Mais bon, comme dit Marie-José Puig, dans un article du Midi Libre en décembre 2012, en évoquant la disparition prochaine de la maison créée par son grand-père et dans laquelle, elle a grandi : "Il ne faut pas regarder en arrière. Sinon , on n'avance plus".

On peut répondre à cet adage, par une interrogation : Faut-il effacer le passé pour construire l'avenir ?

Malheureusement, en France, la plupart de ces environnements spontanés créés par des autodidactes sont bien souvent voués à disparaitre en même temps que leur créateur.

Il ne restera bientôt de la "Maison Fleurie" que les photos de famille et les articles de presse pour se souvenir de l'oeuvre de ce maçon d'origine espagnole, qu'on appelait "Tounet". 

Jean-Louis Bigou 

 

 

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"Tounet" à sa fenêtre avec sa chienne "Escouloubre" (son village d'origine)

 

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La" Maison Fleurie" en carte postale au début des années 60

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"L'Indépendant" jeudi 10 juillet 2014