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16/09/2016

Ciska Lallier

 

 

 

Ciska Lallier

 

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Ciska Lallier est née le 7 mai 1949 à Grenoble. Elle suit des études de Lettres et d'Histoire de l'Art. Pendant un an, elle voyage aux Etats-Unis où elle pratique la photographie. Elle commence à peindre en 1971, dans une facture naïve, des baigneuses dans des décors fleuris et agrestes qui se développait à l'infini. Elle participe à l'exposition "Les Singuliers de l'Art" à Paris en 1978.

Peu à peu, son travail évolue vers des modes d'expressions variés : objets en papier mâché, tissages proches de l'artisanat indien, sculptures... pour trouver son aboutissement dans la peinture où elle développe une iconographie menaçante ayant pour thèmes la mort, les rapports de l'homme et de l'animal, la possession sexuelle ou maléfique. Dans ses oeuvres "animalières", défile toute une mythologie symbolique commune a de très nombreuses civilisations : chats, lézards, aigles, licornes, jaguars, serpents, taureaux, etc....Fascinés par la culture précolombienne, elle effectue un voyage au Mexique pour retrouver, dit-elle, ses lointains ancêtres "spirituels". L'univers sombre de Ciska est composé d'un bestiaire agressif qui peu à peu fera place à la figure du Taureau, incarnation de la force et de la vitalité.

A la fin douloureuse de sa vie, Ciska Lallier vend des bijoux sur les marchés. Elle meurt le 6 janvier 1991.

 

Musée de la Création Franche

 

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01/08/2016

Carré Line

 

 Carré Line

 

Née en 1974, Caroline Aïni peint très tôt avec une force et une énergie hors du commun. Jean-Claude Volot qui découvre ses peintures alors qu'elle n'a que 17 ans, parle "d'un travail puissant, révolté, en harmonie avec l'époque et d'une rare qualité pour une artiste de cet âge". Sa trajectoire créatrice sera fauchée en plein vol quand elle découvre à l'âge de 25 ans qu' elle est porteuse de la même maladie génétique que sa mère, la Chorée d'Huntington. Consciente des conséquences inéluctables du verdict et sachant son temps compté, elle produira dans l'urgence, en quelques années près de 2000 oeuvres sur toile, sur bois, sur papier ou sur carton peint parfois  des deux côtés. Son style expressionniste sans concession, parfois violent, sa création fulgurante et la brièveté de son temps, ne sont pas sans évoquer une autre étoile filante de l'art contemporain nommée Basquiat.

Carré Line (son nom d'artiste), dans l'impossibilité physique de créer depuis plusieurs années, vit désormais dans un établissement médicalisé dans l'Aude, pas très loin de son père, l'artiste connu et reconnu dans le domaine de l'Art Singulier, Philippe Aïni. Ce dernier vient d'ouvrir à Serviès en Val, dans une ancienne cave coopérative, un centre d'art, la "Coop.Art-La Marge II" où il présente à côté de ses multiples créations, celles de sa fille et une partie de son importante collection personnelle d'Art Singulier.

Bien que très peu diffusées, jusqu'à présent, les peintures de Carré Line sont présentes dans de nombreuses collections privées, ainsi que dans la collection de l'Art Cru à Bordeaux et dans celle de Jean-Claude Volot à l'Abbaye d' Auberive. Ce dernier devrait bientôt prendre en charge l'inventaire de ses oeuvres (des centaines de pièces stockées dans les réserves du Musée de son père et que personne n'a jamais vu pour la plupart) ainsi que leur promotion avec entre autre la prochaine sortie d'un livre qui lui sera entièrement consacré.

Nul doute que l'oeuvre de Carré Line aura bientôt la diffusion et la reconnaissance qu'elle mérite.

 

 

 

 

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2 grands portraits non datés, environ 180cmx140cm

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Série de cartons peints - environ 130x140cm - daté 1996

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Panneau de bois peint recto, verso - environ 130x140cm - non daté

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21/02/2016

Mariane

 

 Le fil de Mariane

 

 

Après un parcours de vie quelque peu atypique, Mariane s'installe dans un tout petit village perdu de la Haute Vallée de l'Aude. C'est là qu'elle entreprend, il y a plus de trente ans un travail de création très personnel, loin des sentiers battus et du milieu artistique qu'elle ne fréquente pas. La matière première de son travail elle la trouve dans la nature autour d'elle. Au fond d'un lac régulièrement asséché, entre autres, où elle glane des coquilles d'escargot, de la terre, des os, des branches et bien d'autres éléments. Elle utilise aussi des tissus de récupération qu'elle déchire, ligote et tisse pour créer d'improbables "vestimentaires" ou des sculptures murales. Mariane, dans une vie antérieure a été formée à la tapisserie à basse lice, elle en garde une affection particulière pour le fil, la laine et le tissage qui sont très présents dans son oeuvre.

Le temps passe, Mariane  suit le fil de sa vie, sans pratiquement jamais exposer son travail, seuls quelques amis proches le connaissent. Ce n'est qu'aujourd'hui, à l'âge de 72 ans, grâce à Caty Pech son amie de toujours, qu'elle accepte enfin de montrer pour la première fois une grande partie de ses créations dans la galerie "Le Chantier" à Cassaignes.

En entrant dans la galerie de Caty Pech, après l'ascension du petit chemin qui mène jusqu'à  Cassaignes, on se sent comme observé par des coquilles d'escargots insérées dans des peaux de citrons séchées suspendues ou en vrac dans des paniers. Sur le mur, à gauche, des installations à base d'ossements et face à l'entrée une très belle sculpture recouverte de terre sèche "Paternité à la fleur bleue". Des "Poulpoïdes Polypodicus du Textile", sculptures faites de tissus étroitement ligotés et que Mariane qualifie "d'affreuses bestioles que notre cerveau se permet de placer devant nous", occupent l'étroit couloir qui mène aux étages. Au premier, des petits personnages en fil de laine d'une grande finesse évoquant les systèmes organiques courent sur un mur. Dans une autre pièce une gisante grandeur nature couchée sur le ventre et couverte de fil est directement inspirée des "machines anatomiques" qui se présentent sous forme de deux cadavres humains, dont seuls les os et le système cardiovasculaire sont presque totalement conservés. Crées par Raimondo Di Sangro vers 1763, on peut voir ces étranges "machines" à Naples. Dans une petite pièce sombre "L'échouée", oeuvre emblématique et angoissante nous montre un corps grandeur nature, fait de matières minérales et allongé dans une cosse végétale comme dans une embarcation funéraire antique. Tout autour des petits sachets blancs imprégnés de terre sèche l'accompagnent dans son voyage. Faite de laine, de tissu, de corde ou d'objets de récupération, l'oeuvre "Ainsi soit-il-et-elle" montre des sexes masculins ou féminins symbolisés et suspendus au mur comme des reliques. A leur pied "Fleur Bleue mon Coeur" est une accumulation de bébés en matière plastique fixés à une cage en fer. Plus loin un mannequin est habillé, plutôt recouvert, de la tête au pied comme par une seconde peau d'un grouillement de bouts de tissu effilochés, ligotés et tressés entre eux.

L'homme, la femme, le sexe, la fécondité, la vie, la mort, sont les sujets de prédilection de  Mariane. Tout est organique et viscéral chez elle. Son travail  imprégné d'Humain et de Nature nous interroge sur les cycles de la vie. Ses sculptures et installations profondes et dérangeantes nous renvoient à nos peurs ancestrales et à la fragilité de notre condition.

Tout au long de l'expo, Mariane déroule les fils d'une oeuvre authentique, captivante et inclassable, faite de tout petits riens qui disent des grandes choses.

Jean-Louis Bigou

 

 

Devant le succès de l'exposition prévue initialement du 15 janvier au 20 février, celle-ci est prolongée

jusqu'au 6 mars 2016 - Galerie LE CHANTIER - 11190 CASSAIGNES 06745224 caty-pech.fr/lechantier

 

 

 

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Les escargots

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Sculptures d'ossements

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"Paternité à la fleur bleue"

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"Les poulpoïdes polydicus du Textile"

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Personnages en fil

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"Ainsi soit-il-et-elle"

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"Ainsi soit-il-et-elle"

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"Fleur Bleue mon Coeur"

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"Gisante"

 

 

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Calligraphie

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"L'échouée"